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Dernières Contributions



Un peu d'histoire vue du petit bout de la lorgnette


De 1978 à 1986, j'ai participé, puis dirigé le déploiement et l'exploitation de l'IPSS [1] et de ses services étendus (extended services) [2].

L'opposition conjuguée du secteur des Télécoms et du militaro-industriel américain, que je comptais contourner avec les opérateurs d'une quarantaine de pays et les industriels européens, s'est traduite par le rachat du groupe Tymshare, auquel appartenait Tymnet, par le leader du militaro-industriel (McDonnell Douglas), qui  :

  1. m'a fait dégrader notre offre mondiale (information/connaissance + savoir + intelligence = intellition) à la seule information commercialisable/surveillable (néguentropie de Shannon) en autorisant le raccordement de l'internet contraignant l'ensemble à la seule information du fait de la rigidité des datagrammes utilisés passivement et l'absence de couche OSI 6 présentation (sécurité, multilinguisme, intelligence) pourtant standardisée par l'équipe de Louis Pouzin à l'INRIA (Hubert Zimmerman et Michel Elie [maintenant à Saint Clément la Rivière]) en 1978.

  2. a fait partir du groupe :
  • Norman (et Ann) Hardy, papa des capabilités et de la famille d'OS Gnosis/KeyOS qui en ont fondé KeyLogics Inc. et Agorics Inc (du nom de l'extension appliquée de la logique humaine par l'agorique [3] des réseaux.
  • LaRoy Times : le papa de l'application opérationnelle du concept de l'informatique répartie (Tymnet).
  • Doug Engelbart (le papa de la souris, etc. etc.) dont le département "Augment" s'occupait de l'intelligence collective en réseau.
  • idem pour le mien, T/ES (Tymnet Extended Services), qui se préoccupait donc au plan mondial de la résonance diktyologique (des réseaux) de la multimatique répartie à travers l'expérience de l'écosystème diginumérique (le remplaçant et bloquant sa continuation Libre INTLNET, par l'IETF des contractants d'ARPA/NSA.

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  1. IPSS : International Packet Switch System, c'est à dire le réseau participatif des opérateurs publics.
  2. Services Etendus : les services néguentropiques d'un réseau de transmission de données
    • opposés par la doctrine américaine de séparation économique entre : le transport (entropique) et le traitement de données (a priori néguentropique),
    • lors de la "dérégulation" des Télécoms imposée par l'"added value" (transport, type TCP/IP) et les "enhanced services" (présentation à l'intelligence, type OSI) d'un opérateur spécialisé (réseau et multitechnologie Tymnet, 100% des liaisons de l'IPSS) utilisant la bande passante "stupide" de l'opérateur téléphonique le mieux disant (donc a priori le moins gagnant).
  3. la cybernétique est monolectique (perception, enaction, réaction), la logique est dialectique (tiers exclu), l'agorique est polylectique (tout tiers considéré, ex. : tenségrités).


Un peu d'histoire vue du petit bout de la lorgnette (2)


Le 21 janvier 2010, Gérard Peliks de l'association Atena, a posé la question du Futur de l'Internet à son intelligentsia, au musé des télécoms de la Grande Arche, avec retransmission TV en direct dans cinq universités françaises.

Ceci cela m'a permis (entrant dans le quasi inaudible intellectuel sous la pression du contre la montre de Gérard qui craignait que cela ne le devienne !) d'introduire devant Vint Cerf et Bob Kahn (les papas de TCP/IP), Louis Pouzin (papa du datagramme), Robert Tréhin (le déployeur initial du réseau mondial) - que je qualifiais des trois mousquetaires de l'Internet - d'expliquer :

  1. l'accord que nous avions conclu, Vint Cerf et moi (sur proposition de la RFC 5895 de Pete Resnick et Paul Hoffmann) mettant un terme positif à ma "contre-guerre de précaution" sur le multilinguisme qui bloquait le développement de l'architecture internet depuis six ans, répondant ainsi consensuellement à la nécessité de reconnaitre le principe de subsidiarité comme fondamental à l'architecture du réseau (telle que définie par les RFC 1958 et 3439) pour permettre une simplicité interne (KISS : keep it simple, stupid) au réseau de répondre à la complexité du réel externe.
  2. comment ceci faisait de l'internet - et selon la position française du MAE concernant sa gouvernance - un banc test commun, accessible à tous, de la nature complexe de la société, du monde et de l'univers à laquelle nous a confrontés Henri Poincaré (problème à n corps [1889], théorie du chaos), que toutes les sciences et corollairement le droit ("code is law" de Lawrence Lessig) qui est le protocole des relations interhumaines, comme la politique, l'économie, l'éducation, la recherche, la pensée (Edgar Morin), etc. poursuivent depuis 125 ans (la première des réponses historique fut justement le principe de subsidiarité [Rerum Novarum, 1893], avant la théorie des quanta, de la relativité, de l'incomplétude mathématique, de l'informatique, de l'information, de la fractalité).


Un peu d'histoire vue du petit bout de la lorgnette (3)


La suite de la réunion de Gérard Péliks, a été dans la ligne de la RFC 3869 ("IAB Concerns and Recommendations Regarding Internet Research and Evolution) où l'IAB écrivait :

   The principal thesis of this document is that if commercial funding
   is the main source of funding for future Internet research, the
   future of the Internet infrastructure could be in trouble.  In
   addition to issues about which projects are funded, the funding
   source can also affect the content of the research, for example,
   towards or against the development of open standards, or taking
   varying degrees of care about the effect of the developed protocols
   on the other traffic on the Internet.

Elle avait déjà conduit à la réponse implicite : "Google". Vint Cerf, Harald Alvestrand, Mark Davis d'UNICODE étaient entrés chez Google.

Après janvier 2010, il y a eu une reprise en main politique devant l'évaluation de l'évolution technologique attendue depuis 1986 : que la loi de Moore nous ramène à la possibilité d'une architecture de diffusion du savoir et de traitement de l'intelligence comparable à celle de Tymnet (pouvoir traiter un datagramme comme un super "intelligramme" à travers une interface couche six intelligente).


Menée par le Département d'Etat (sous Hilary Clinton) la réponse intelligente, mais, pour nous, non pertinente, américaine nous a conduit à bien identifier que l'IETF se voulait consensuellement (deux appels de ma part pour cela) être le conseil technique de la "communauté globale" (définition de la RFC 6852) de la cybernité légale américaine et de son marché internationalement dominant sous une innovation souhaitée sans permission (et non plus refusée), mais escomptée se limiter économiquement aux dominants en raison des capacités architecturales limitées du Libre.

Je préciserai plus tard au vu des suites que nous pourrons obtenir par une recherche, un savoir et une expérimentation Libre de cette "renormalisation de l'internet" (statut politico-industriel) du 1er octobre 2016 (ces choses-là prennent du temps).



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